Peut être des avancées sur la pêche professionnelle du bar en vue

 Comme vous le savez sans doute le CIEM a emis des prescriptions visant à réduite de Plus de 30% la pêche du bar (voir le texte ici) à cet effet la Commission Européenne a réuni les représentations nationales en juin 2013 pour proposer un passage sous quotas de l’espèce bar.

Les pays se sont majoritairement prononcés contre (à priori tous à l’exception de la France) en considérant que le système de TAC contribuerait à consacrer les droits des plus gros faiseurs, en l’occurrence les pélagiques français, et qu’il y avait des meilleures solutions de gestion à envisager.
La Commission a alors demandé aux différents pays de réfléchir aux mesures qu’ils souhaitaient proposer, et des propositions doivent être faites avant avril 2014.
Le Royaume Uni s’emble s’être positionné en tête de file de cette coalition de pays opposés au TAC et a proposé aux autres pays de se rallier aux positions suivantes :
• Interdiction pure et simple du pélagique pendant la période de fraie en toutes zones
• Restrictions des activités de pêche dans des zones situées dans leurs eaux du VIIe et VIIh, considérées comme frayères (Trévose Head) pour toute forme de pêche pendant la période de reproduction
• Mise en place d’un système de licence et fixation d’un quota maxi à 5 tonnes par mois pour tous navires dans les autres zones VI et VII pour éviter un report de l’effort de pêche du VIIe et VIIh vers le nord
• Mise en place d’un système de gestion différencié au sud du 48° pour éviter un report de l’effort de pêche vers des zones VI et VII vers les zones VIII et IX et vice versa
Le Portugal, la Belgique, l’Allemagne, la Hollande se sont positionnés de manière plutôt favorable à ces mesures, le seul point semblant faire débat étant la question du plafond à 5 tonnes mensuel (Belgique opposée, Allemagne favorable si parallèlement mesures pour éviter le bycatch, Hollande pas très calée)
La France ne semble pas avoir réagi
Nous pensons que la France va jouer la guerre de tranchées, et chercher à défendre des positions indéfendables, quitte à ce que ça débouche sur un échec de la négociation et donc que ça conduise à un retour du TAC.